Mardi 15 Août 2006
  • 2 août 2006 : Tandis que la clique internationale des pressetitués du sionisme a déjà oublié Cana et retourne à son occupation favorite - encenser l'Etat terroriste juif -, les incursions israéliennes se poursuivent au Liban sud. Les agresseurs, qui affichent maintenant l'ambition d'établir une "zone tampon" entre leur frontière et le fleuve Litani, ont toujours autant de difficultés à progresser. Ils se battent dans les ruines d'Aïta al Chaab (théâtre de leur provocation du 12 juillet), sont repoussés à Meis al Jabal (à un kilomètre de la frontière), mais annoncent avec fierté qu'ils ont reconquis le village de Maroun er Ras (également à un kilomètre) et occupé Aadaissé (un peu plus au nord, à 300 mètres de la frontière) - voir la carte. Evidemment, massacrer des enfants, c'est nettement plus facile...

    Le Hezbollah, bien qu'invisible, est toujours là et ses roquettes tombent toujours sur le nord d'Israël.* Les envahisseurs ont au moins trois morts et perdent plusieurs chars,** mais ils sont sûrs de leur victoire - comme Bush en Irak. Vont-ils bientôt proclamer que leur "mission" est "accomplie" ?

    * Peu après qu'Olmert le fanfaron se soit vanté à la télévision d'avoir "complètement détruit l'infrastructure du Hezbollah", la Résistance se manifeste en tirant plus de katiouchas que jamais sur les bases militaires et les villes israéliennes. La ville de Beït Shéan, au sud du lac de Tibériade, près de la Jordanie (à 70 kilomètres à vol d'oiseau de la frontière libanaise, soit deux fois plus loin que Haïfa) est touchée pour la première fois ; il y a un mort. Tel Aviv est à 120 km de la frontière nord. Si le Hezb garde ses meilleures fusées pour la fin (comme dans tout bon feu d'artifice), ça promet de devenir intéressant.

    ** Al-Manar annonce également qu'un tir du Hezbollah a endommagé un deuxième navire de guerre israélien au large de Tyr. La nouvelle est reprise par quelques chaînes arabes (comme Kuna) mais pas par les médias occidentaux.

    Pour démontrer leur supériorité matérielle et technologique, les Israéliens lancent de nuit une opération héliportée sur Baalbek, dans la Békaa, détruisent un hôpital, assassinent 17 civils dont 8 enfants et kidnappent au petit bonheur 5 hommes qu'ils présentent comme des chefs du Hezbollah.* Un peu plus tard, ce ne sont plus que des sympathisants. (Qui, au Liban, et surtout dans la Békaa, n'est pas sympathisant du Hezbollah ?....)

    * Il semblerait que les terroristes israéliens aient reçu peu avant le raid une information d'un de leurs espions leur signalant la présence de Hassan Nasrallah dans cet hôpital de Baalbek. Un des cinq civils enlevés s'appelle effectivement Hassan Dib Nasrallah mais n'a, bien entendu, rien à voir avec le chef du Hezbollah - ce qu'il devra toutefois prouver à la Gestapo israélienne (en hébreu : Shin Beth). Un autre "suspect", un jeune berger de 14 ans répondant au nom de Muhammad Nasrallah, a également été capturé par les tsahalopards, avant d'être relâché - il n'y avait sans doute plus de place à bord de l'hélico.

    BASTA !!! Messieurs de TF1, faites votre métier correctement ou taisez vous ! - réaction de Roger Assaf, directeur du Théâtre de Beyrouth, aux mensonges sionistes que la chaîne avait repris après le raid terroriste de Baalbek (sur le site www.acrimed.org).

    Les tueurs de Tel Aviv bombardent sans discontinuer ; Tyr, où vivaient 100.000 habitants, n'est plus qu'un amas de ruines. Les autres grandes villes, à commencer par Beyrouth et Saïda, commencent à lui ressembler. Au milieu de toutes ces destructions, la marée noire due au bombardement des réservoirs de mazout d'une centrale électrique du littoral passe presque inaperçue. La catastrophe écologique vient pourtant s'ajouter à la catastrophe humanitaire.

  • 3 août 2006 : Les bouchers sionistes pilonnent la capitale, détruisant encore plus les quartiers chiites déjà bombardés plusieurs fois. Incapables de vaincre une petite armée populaire qui défend chèrement sa patrie et sait pourquoi elle se bat, les nazisraéliens montrent qu'ils maîtrisent parfaitement la technique de l'overkill.

    Pendant ce temps, le service Intox et Propagande du régime de Tel Aviv annonce qu'il a effectué une "enquête" sur l'"incident" de Cana. Résultat : "C'est pas nous, c'est le Hezbollah."

    Dans le nord d'Israël, des douzaines de katiouchas s'écrasent sur Saint-Jean-d'Acre et Maloot (à l'est de Nahariya) : en tout huit morts. Les bases militaires du Golan occupé sont également touchées. Comme ça ne peut pas être le Hezb (puisque Olmert l'a totalement anéanti hier), ça doit être le Saint-Esprit (ou son équivalent musulman). Un peu plus au nord, en territoire libanais, quatre tsahalopards sont tués à Aïta al Chaab (toujours le même village). Il s'agit comme d'habitude de pertes officielles admises par les Israéliens ; les pertes réelles sont probablement plus élevées.

    Si l'on examine de près ce que la propagande sioniste (relayée par la plupart des journaux) appelle "offensive au Liban sud", on constate qu'il n'y a pas grand-chose derrière. Les articles mentionnent rarement les localités où ont lieu les combats. Quand ils le font (comme Le Monde par exemple), force est de constater que l'armée d'invasion piétine. Ses troupes n'ont guère pénétré de plus d'un ou deux kilomètres en territoire libanais. Cette
    carte des combats pour la journée du 3 août ne mentionne que des villages frontaliers (malgré l'imprécision du dessin - probablement voulue par l'auteur). Pour s'en convaincre, il suffit de chercher sur la carte détaillée du sud les noms de villages cités par Le Monde : Aïta al Chaab, Meis al Jabal, Maroun er Ras, Aadaissé (tous déjà mentionnés hier), Ramiyé, Rmaich, Kfar Kila (nouveaux aujourd'hui). Tous ces lieux sont à quelques minutes à pied de la frontière d'Israël.

    Tout cela peut passer pour du pinaillage, mais c'est nécessaire pour comprendre où en sont vraiment les "invincibles" troupes sionistes dans le sud du Liban. Bien sûr, les choses peuvent changer, mais on en est là au 23ème jour de la "guerre éclair". La conquête d'une bande frontalière d'un ou deux kilomètres de large semble constituer pour les "grands stratèges" d'Israel un problème quasi insurmontable. Mais d'un autre côté, une telle conquête n'aurait de toute façon aucune signification militaire, même si la zone conquise était plus étendue (cinq, dix ou vingt kilomètres), puisque les roquettes du Hezbollah ont une portée beaucoup plus grande.

    Les criminels de guerre de Tel Aviv sont pris à leur propre piège. Pour ne pas perdre la face, ils ne voient qu'une solution : massacrer toujours plus de civils, détruire toujours plus le Liban (l'ensemble du Liban) en attendant que la situation soit propice pour étendre la guerre à la Syrie et à l'Iran (avec la participation active des Etats-Unis).

    Et le meilleur moyen d'obtenir une telle "situation propice", c'est de la créer soi-même. Il est donc probable qu'un mauvais coup se prépare quelque part, qu'il s'agisse d'une provocation exécutée sur place, au Moyen-Orient, ou d'un nouveau 11 septembre pire encore que le précédent, frappant l'Europe ou l'Amérique. Les grandes lignes de l'agenda américano-sioniste sont connues (Clean Break, PNAC...) ; les détails restent encore dans l'ombre. Quand on les connaîtra, il sera trop tard...

    Vrais et faux amis  par Israël Shamir, journaliste israélien antisioniste.

  • 4 août 2006 : Selon les chiffres officiels, 900 civils libanais ont été tués depuis le 12 juillet, contre 27 civils israéliens, soit un ratio de 33:1. Et du côté des combattants, 80 résistants* contre 40 tsahalopards, soit 2:1. (Les mythomanes sionistes parlent de 300 hommes du Hezbollah tués - on croirait entendre Rumsfeld, pourquoi pas 3.000 ou 30.000 ?...)  On voit donc que les Israéliens tuent presque exclusivement des civils (92 %) tandis que le Hezbollah tue surtout des militaires (60 %).** Pour ce qui est des réfugiés, plus d'un million de Libanais, soit le quart de la population, sont sans abri (en Israël, au plus quelques centaines de personnes).

    * Selon les services de sécurité libanais. Le Hezbollah lui-même donne un chiffre provisoire de 45 morts.

    ** Si, comme il faut s'y attendre, beaucoup plus de 900 civils libanais ont trouvé la mort, et si le nombre effectif de militaires israéliens tués est supérieur à 40, ces deux pourcentages sont bien entendu plus élevés. Mais même sans statistiques, l'asymétrie de cette guerre crève les yeux.

    Le Hezbollah annonce son intention de frapper Tel Aviv si Israël détruit le centre-ville de Beyrouth. Ne sachant que répondre à cela, les terroristes israéliens menacent... de détruire l'infrastructure du Liban si Tel Aviv est touché - comme si cette infrastructure n'était pas déjà détruite depuis longtemps. On mesure bien là le niveau mental des dirigeants de l'Etat fasciste juif.

    Ils proclament chaque jour qu'ils vont lancer une grande offensive pour "nettoyer le sud", mais pour le moment ce sont leurs soldats qui se font nettoyer dès qu'ils se hasardent un peu trop en territoire libanais. Les routes sont minées, les maisons piégées, les embuscades permanentes. Comme dirait le texanopithèque de la Maison Blanche, ils ont "mal sous-estimé" la situation.

    La capacité d'endurance du Hezbollah surprend les "experts", de même que ses méthodes de combat, la flexibilité de son action sur le terrain et son aptitude à frapper l'ennemi dans son sanctuaire. Aucun groupe armé arabe n'a jamais été aussi efficace dans la lutte contre l'occupant israélien. C'est ce qui explique le prodigieux gain de prestige dont jouit cette organisation politico-militaire, non seulement au Liban mais partout dans le monde arabe et musulman, et même au-delà. Bien des gens, en Occident, découvrent avec surprise que le Hezbollah, loin d'être le "groupe terroriste" que leur présentait la propagande pro-israélienne, symbolise en fait la résistance et la solidarité là où l'Etat est défaillant. Le Hezbollah remplace à la fois la fantomatique armée libanaise et gère avec succès la plupart des hôpitaux, écoles et oeuvres sociales dans les régions à forte population chiite (ou du moins il les gérait, car tout cela est maintenant détruit).

    Malheureusement, la désinformation et les blocages idéologiques sont encore si puissants que les opposants à la guerre hésitent ou refusent d'apporter leur soutien à la résistance libanaise - comme s'il était nécessaire de se convertir à l'islam et de faire sien le programme du Hezbollah pour se solidariser avec les combattants libanais. La paralysie des esprits, provoquée par l'incessante propagande du tout-puissant lobby sioniste, est presque complète. Et aucun Etat occidental (à l'exception du Venezuela) n'a véritablement protesté et suspendu ses relations diplomatiques avec l'Etat terroriste juif.

    Sur le terrain, Israël poursuit ses bombardements, visant entre autre les quartiers chrétiens de la capitale (sans doute pour "punir" le président Lahoud et le général Aoun - ou peut-être aussi parce qu'on a la "preuve", à Tel Aviv, que les hommes du Hezbollah se déguisent en maronites et installent leurs lance-roquettes dans les clochers des églises). A Qaa, près de la frontière syrienne, les bombes tuent 33 ouvriers agricoles occupés à charger des légumes dans des camions (les carottes ressemblaient probablement à des missiles iraniens, et comme la plupart des victimes étaient des saisonniers syriens, Damas est également responsable, c'est évident).

    Dans le sud, l'infanterie et les chars israéliens sont nettement moins "performants" que les massacreurs d'enfants de l'artillerie et de l'armée de l'air. Selon Le Monde, les combats font rage à Taïbé et - tenez-vous bien - entre Aïta al Chaab et Rmaich. On fait ce qu'on peut pour faire avancer le schmilblick, mais on peut peu... Les tsahalopards perdent plusieurs chars et au moins deux hommes (six, selon Al-Manar). Pendant ce temps, les katiouchas continuent de pleuvoir sur le nord d'Israël (trois morts). Pour la première fois, une roquette frappe Hadera (à 80 km du Liban, à mi-chemin entre Haïfa et Tel Aviv).

    Commentant une phrase du président iranien Ahmadinejad ("Le véritable remède au conflit du Liban est l'élimination d'Israël"), Philippe Douste-Blazy déclare à RFI (Radio France Internationale Israélienne) : "Je condamne totalement ces propos qui sont inacceptables."  Par contre, le viol du Liban par les fascistes de Tel Aviv est tout à fait acceptable et le ministre français des Affaires étrangères ne le condamne ni totalement ni partiellement. (Le plus drôle est que les nazis sionards ne perdent jamais une occasion de traîner Douste-Blabla dans la boue et de lui reprocher son manque d'engagement pour Israël.)

    Soit dit en passant, on peut se demander pourquoi un Etat terroriste qui est en train d'éradiquer un de ses voisins, devrait lui-même avoir le droit d'exister. Sous prétexte que sur les 35 millions de victimes du nazisme, 6 millions étaient juives ?... Combien de temps va-t-on encore utiliser cet "argument" pour excuser les pires crimes des crapules sionistes ? N'est-il pas temps de réfléchir sérieusement à la question ?... On devrait cesser de faire croire aux gens que la fin de l'Etat raciste juif signifierait l'extermination de sa population. Les Blancs d'Afrique du Sud n'ont pas été exterminés après l'élimination de l'apartheid ; ils sont toujours là-bas, aussi riches qu'avant. Les Français d'Algérie, eux non plus, n'ont pas été exterminés après l'abolition du régime colonial ; ceux qui le voulaient sont partis. Si l'Etat raciste juif disparaît un jour pour faire place à un Etat laïque, démocratique et multi-ethnique, les Juifs resteront sur place ou repartiront d'où ils sont venus - et ce ne sera pas un drame mais, au contraire, la fin d'un cauchemar. D'ailleurs, de très nombreux Israéliens possèdent déjà un second passeport et disposent d'un point de chute à Paris, Londres, New York ou Montréal. Ce qui est en jeu, ce n'est pas le sort de la population juive d'Israël mais l'avenir de l'idéologie criminelle sioniste.

  • 5 août 2006 : Aujourd'hui, pour la 25ème fois consécutive, le schmilblick est à Aïta al Chaab, petite commune du Liban sud. Notre premier candidat est le porte-parole d'une très tsahale armée que nous ne nommerons pas ici car nous ne faisons pas de publicité, disons seulement que cette tsahale armée est empêtrée dans une tsahale guerre pour la conquête du schmilblick, euh... de la zone tampon. Monsieur le tsahalopard... Comment ?... Mais non je l'ai pas dit, mais non je fais pas d'antisystémitisme, quelle idée, voyons... Bon, Monsieur, de combien de mètres avez-vous progressé aujourd'hui ?... Cinquante mètres ?... C'est bien, mais c'est pas encore ça. Vous n'aurez qu'à revenir demain. Merci... Candidat suivant... Ah, c'est une candidate. Madame... Conne-de-la-quoi ?... Peu importe... Vous venez présenter vos condoléances au peuple libanais ?... Parfait... Merci et au revoir... Candidat suivant...
    - C'est Papi Bushot !...
    - Ah non, merde, pas lui... Coupez !...

    La presse aux ordres, qui recopie purement et simplement les communiqués israéliens relatant les "exploits" de la tsahale armée, nous dit que celle-ci "contrôle désormais une zone profonde de 5 à 8, voire 10 kilomètres". On se demande bien pourquoi, dans ces conditions, elle a "perdu un soldat dans le secteur de Taïbé" et éprouvé le besoin de "noyer Aïtaroun en quelques heures sous 2.000 obus" (comme le signale Le Monde, qui prétend par ailleurs que l'armée israélienne - encore un "exploit" - "a déployé 10.000 soldats au Liban sud". Il est vrai, en un sens, que faire tenir 10.000 hommes dans un espace aussi restreint que celui qui sépare Aïtaroun et Taïbé de la frontière israélienne relève de l'exploit. D'autant plus qu'il faut aussi y mettre tout le matériel - sans oublier les épaves des blindés éventrés par les grenades anti-chars de la Résistance.

    Pour compenser les humiliations subies du côté d'Aïta al Chaab, l'Armée des lâches (AL - comme dans "Tsahal") bombarde plus que jamais ("la pire journée" selon Le Monde) et lance une nouvelle opération de commando, à Tyr cette fois.* Cela n'empêche pas le Hezbollah de poursuivre ses frappes : plusieurs roquettes s'abattent sur Haïfa et ailleurs (trois morts).

    * A Tyr, les choses ne se passent pas tout à fait comme l'espéraient les agresseurs. Ils sont repoussés par l'armée libanaise, qui intervient à fond dans les combats, et repartent avec au moins un mort.

    Les commentateurs pro-israéliens lucides - il y en a - commencent déjà à parler de bourbier, c'est mauvais signe (pour eux). Et même Zbigniew Brzezinski, ce vieux va-t-en-guerre de la politique américaine et maître à penser du Nouvel ordre mondial, trouve que ses amis néo-cons sionistes en font un peu trop (et trop mal) et nuisent ainsi à la cause commune. (Pour qui se prend-il, ce mec, c'est un antisémite ou quoi ?...)

    Certains "experts" militaires "expliquent" les succès du Hezbollah par le fait qu'il posséderait les armes les plus sophistiquées qui soient - si ça pouvait être vrai... Bien sûr, l'idée, derrière ces affirmations plus que gratuites, c'est que Téhéran est actif au Liban et que, par conséquent, il faut bombarder l'Iran.

    Pendant ce temps, à Washington, le gangster sioniste Bolton (ambassadeur des Etats-Nazis d'Amérique à l'ONU) concocte avec l'aide de Chirac une résolution qui accorde à l'Etat terroriste juif "le droit de se défendre"*, tandis que le Liban et le Hezbollah, eux, ont le droit de la fermer et de déposer les armes.

    * "Se défendre" au sens judéo-fasciste et orwellien du terme, pas au sens où l'entend le monde civilisé.

    Quelques cartoons de Carlos Latuff :
    Bienvenue au Liban - Nouvelle signalisation routière   (20 ko)
    Le dément israélien veut la guerre totale   (48 ko)
    Feu vert pour les hitlériens sionistes   (51 ko)
    (Un conseil à tous les fans d'Israël qui se seraient égarés ici : entre deux "Sieg - Heil !" n'oubliez surtout pas de dire que ces dessins sont "antisémites". Et bonne chance pour votre solution finale du problème libanais. Ne faiblissez pas, il y a encore beaucoup d'enfants arabes à phosphoriser. Heil Olmert !)

  • 6 août 2006 : Le Figaro, fidèle interprète des fantasmes sionistes, prétend que le fleuve Litani constitue la "ligne de front" au Liban sud. En fait, le seul endroit où les envahisseurs soient arrivés en vue de ce fleuve (sans l'atteindre) est le village de Bourj al Moulouk (qui surplombe le Litani). Et la frontière israélienne n'est qu'à deux ou trois kilomètres à vol d'oiseau de ce lieu. Partout ailleurs, la distance qui sépare le fleuve du territoire israélien est beaucoup plus grande (jusqu'à 20 km), et on n'y trouve pas plus de ligne de front que de bonne foi dans une déclaration de l'armée sioniste. (Bourj al Moulouk figure sur la carte détaillée du sud mais le nom n'est pas mentionné faute de place. Le village est situé au nord de Kfar Kila et Deïr Mimas, à l'est du fleuve).

    Mais même si les sionistes sont parvenus jusqu'à Bourj al Moulouk, cela ne signifie pas qu'ils ont pu y rester. Selon la chaîne Al-Manar, citée par AP, 35 militaires israéliens ont été tués ou blessés dans les combats après être entrés dans le village. Le Hezbollah connaît la région comme sa poche, et si les massacreurs de Tel Aviv veulent vraiment aller se promener au bord du Litani, ils devront le payer très cher. C'est pour cette raison qu'ils essaient de retarder le plus possible la véritable offensive terrestre, se contentant de bombarder à outrance tout ce qui est bombardable.

    Beaucoup de chefs militaires ne demandent qu'à foncer, c'est vrai, quelles que soient les pertes israéliennes (la chair à canon ne manque pas). Mais après avoir accepté un gouvernement de civils "modérés" (Olmert, Peretz), ils peuvent difficilement en changer - du moins, il est encore trop tôt pour le faire. Olmert et compagnie, inquiets pour leur image de marque s'ils "sacrifient" trop de soldats, s'efforcent pour leur part de freiner un peu l'ardeur des militaires en attendant un miracle. Pour donner le change, ils crient victoire.

    Peine perdue : les katiouchas sont toujours là et font trois morts à Haïfa. A Kfar Giladi, dans le nord, un tir bien ajusté tue une douzaine de personnes, pour la plupart des réservistes. Ces derniers seraient encore en vie s'ils avaient refusé de "servir" dans cette armée d'assassins - 1666
    Refuzniks l'ont fait au cours de ces dernières années ; beaucoup sont en prison mais vivants.

    La population israélienne commence à prendre Hassan Nasrallah au sérieux. Contrairement à beaucoup de dirigeants arabes, il parle calmement, sans exagérer, et tient parole lorsqu'il annonce quelque chose ou promet de nouvelles "calamités". Les services secrets (qui n'ont pas réussi jusqu'à présent à infiltrer le Hezbollah - c'est une des raisons de son efficacité), tentent en vain de trouver chez Nasrallah la faille qu'ils pourront exploiter. Amos Malka, ancien chef du renseignement militaire, explique que lorsque le leader du parti chiite mentionne un fait qu'Israël a passé sous silence, c'est lui que l'on croit et "nous faisons figure de menteurs auprès de notre propre population, c'est embarrassant". Malka ajoute qu'il comprend fort bien pourquoi les chefs militaires israéliens veulent faire assassiner Nasrallah le plus tôt possible (
    Hezbollah chief does not lie - un article du correspondent de Gulf News).

    De son côté, le pacifiste israélien Uri Avnery trouve que Nasrallah, dans ses discours, est à la fois réaliste, mesuré et la plupart du temps crédible, alors que les interventions kitsch d'Olmert sont d'interminables enfilades de clichés ponctués de coups de poing sur la table. Selon Avnery, le vrai danger pour Israël n'émane pas du Hezbollah mais d'Ehud Olmert et de son acolyte Amir Peretz* (ancien syndicaliste devenu ministre de la guerre).

    * Peretz ayant aussi la nationalité marocaine, trois avocats de ce pays ont déposé contre lui une plainte pour crimes de guerre. Compte tenu de la complicité légendaire qui unit le régime dictatorial de Rabat à celui de Tel Aviv, les trois hommes ne vont pas tarder à se retrouver au cachot pour "antisémitisme".

    A Beyrouth, Fouad Siniora rejette la résolution boltono-chiraquienne avant même qu'elle ait été adoptée par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Le chef du gouvernement libanais suit en cela le Hezbollah qui déclare refuser tout cessez-le-feu tant qu'Israël n'aura pas retiré ses troupes du Liban.

    Le projet de résolution prévoit "la cessation immédiate des attaques du Hezbollah" et "la cessation immédiate des opérations militaires offensives d'Israël". Ce qui signifie en clair que la Résistance libanaise doit cesser ses tirs de roquettes, tandis que l'Etat terroriste juif peut, s'il le veut, continuer de faire ce qu'il fait depuis 26 jours, puisqu'il s'agit - selon la définition israélienne - d'opérations "défensives". En outre, le Hezbollah doit libérer inconditionnellement les deux soldats capturés le 12 juillet ; les prisonniers libanais, eux, ne sont mentionnés que pour mémoire (on "encouragera les efforts visant à régler le problème" - quand ? comment ? à quelles conditions ?...)  Et ce texte typiquement néo-con est avalisé par Chirac !

    Aucun Libanais ne peut accepter cela. Et c'est d'ailleurs peut-être le but de la manoeuvre. Un refus peut fournir le prétexte à une escalade militaire qui serait, cette fois, soutenue par la France, l'Union Européenne, l'OTAN et l'ONU.

    Quand on se remémore la chronologie des événements depuis l'assassinat de Rafic Hariri, on a l'impression de rêver. L'axe israélo-américain est intervenu dès le 14 février 2005 afin de chasser les Syriens du Liban ; les Syriens sont partis deux mois plus tard. Puis il a exigé la tenue d'élections libres ; il y a eu des élections libres. (Si ces élections n'ont pas apporté le résultat souhaité à Tel Aviv, c'est tout simplement parce que le système électoral ne s'y prête pas ; les élections libanaises ont toujours été libres.) L'axe israélicain a ensuite tenté de déstabiliser le Liban de l'intérieur en soutenant les adversaires réels ou présumés du Hezbollah. Là non plus, le stratagème n'a pas très bien fonctionné et les institutions libanaises ont tenu bon. Beaucoup d'hommes politiques chrétiens, sunnites et druzes ont toutefois joué le jeu, faisant confiance aux Etats-Unis et croyant bénéficier de leur confiance, pensant que la crise était surmontée et que les maîtres du monde se tourneraient maintenant vers d'autres pays, à commencer par la Syrie.

    Et puis, du jour au lendemain, l'Etat d'Israël, qui n'a de comptes à rendre à personne, s'est mis à détruire le Liban - le Liban tout entier, sans faire la moindre distinction entre ennemis et amis. Le choc a dû être rude pour certains, ce qui explique, par exemple, que Siniora ait mis 18 jours avant de comprendre ce qui arrivait. Ses efforts initiaux pour se démarquer du Hezbollah avaient quelque chose de pitoyable.

    On a sans doute tort de considérer la politique israélienne sous un jour logique et rationnel. Pour les sionistes, tous les moyens sont bons. Ils n'hésitent pas, comme on peut le voir, à attaquer leurs alliés et amis sans le moindre avertissement. En fait, à leurs yeux, le sionisme n'a pas d'alliés mais seulement des vassaux. Il n'a pas d'amis mais seulement des serviteurs.

    Vassaux et serviteurs sur lesquels on ne peut pas vraiment compter ; qu'il faut, par définition, toujours avoir à l'oeil et "punir" quand ils s'y attendent le moins. Toujours cultiver chez eux le réflexe de crainte et d'obéissance. Personne ne doit se laisser aller à croire qu'il est à l'abri de "sanctions". Aujourd'hui, les élites chrétiennes libanaises, demain les riches potentats saoudiens, l'aristocratie hachémite, la grande bourgeoise égyptienne. Et plus tard, les crétins chrétiens de l'Amérique protestante ; les guignols de la France "gaulliste", qu'il suffit d'accuser d'être vichyssois pour qu'ils se mettent au garde-à-vous ; la bonne vieille vache à lait allemande, bien docile. bien servile, bien conne ; et tous les autres : Suisses, Mongols, Bataves et Patagons... et ron et ron, antisémites ils sont.

    Si ce comportement aberrant suscite des réactions hostiles, tant mieux. C'est la preuve qu'il y a recrudescence. Ils nous haïssent parce que nous sommes meilleurs qu'eux, plus forts, plus riches, plus malins, plus beaux. Depuis le temps qu'on vous le dit...

  • 7 août 2006 : Selon AP, quatre militaires israéliens, dont un officier, sont tués en début de matinée à l'entrée de Houla (une petite localité libanaise située à un ou deux kilomètres de la frontière), lorsque la guérilla lance une attaque contre la maison dans laquelle ils s'étaient retranchés. Quelques heures plus tard, pour se venger, l'aviation de l'Etat terroriste juif bombarde le village où se trouvent encore de nombreux civils.

    Fouad Siniora, les larmes aux yeux, annonce* qu'il y a 40 morts. Peu après, il rectifie le bilan : un mort seulement. A Tel Aviv, les massacreurs d'enfants sont pliés en deux  : "Tu connais la dernière ?... Ecoute... J'ai plusieurs nouvelles à t'annoncer : une mauvaise, une bonne, une très bonne et une excellente. La mauvaise d'abord : on a raté 39 civils libanais. La bonne : Siniora s'est ridiculisé en public. La très bonne : quand il dénoncera nos futurs massacres, plus personne ne le croira. L'excellente : on y retourne tout de suite, il y a encore un jardin d'enfants intact à Beyrouth."

    * C'est au cours d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays arabes tenue à Beyrouth que Siniora a annoncé la nouvelle. Alors que le Liban est anéanti un peu plus chaque jour, le centre de la capitale avec ses édifices gouvernementaux et ses ministères est encore épargné. Et pour s'y rendre, quand on vient d'une autre capitale arabe, il faut bien entendu avoir l'autorisation d'Israël - autorisation qui n'est pas accordée sans motif valable. Les ministres égyptien, jordanien, saoudien et autres avaient-ils pour instructions de convaincre Siniora d'adhérer aux positions israéliennes ?

    Malgré les carnages (si ce n'est pas à Houla c'est ailleurs), les bouchers sionistes continuent de faire du sur-place dans le sud du Liban - quand ils ne reculent pas. Si leurs troupes quittaient le pays, comme l'exigent le Hezbollah et le gouvernement de Beyrouth, la procédure ne prendrait pas plus de quelques minutes : demi-tour inutile, une marche arrière suffirait.

    Dans le Guardian de ce matin, Jonathan Steele écrit depuis Marwaheen qu'on voit beaucoup de chars
    incendiés ou renversés dans le sud du Liban, mais peu de troupes israéliennes : There are burnt-out tanks, but few Israeli troops. On ne trouve que peu de signes d'une présence israélienne, et encore moins d'un quelconque succès israélien. (Steele rappelle au passage que beaucoup de chrétiens vivent dans cette région que l'on présente toujours comme un bastion chiite.)

    En dépit des revers subis sur le terrain, les agresseurs n'entendent pas finir la guerre par une marche arrière, par une défaite. Leur
    projet de résolution, s'il était appliqué, leur offrirait la possibilité de convertir en victoire leur minable campagne terrestre. (La terreur aérienne, elle, est parfaitement "réussie", comme on peut le constater chaque jour.)

    L'article 6 du projet prévoit - à long terme - le retrait du Liban sud (territoire compris entre la frontière - Ligne Bleue - et le Litani) de toutes les troupes, à l'exception de l'armée libanaise et des forces internationales mandatées par l'ONU. Cela signifie en clair qu'Israël obtiendrait, comme condition à son retrait, que tout le territoire qu'il a été incapable de conquérir par les armes soit occupé par des armées étrangères pro-israéliennes. L'armée libanaise - impuissante - serait là pour la forme. Le Hezbollah, lui, disparaîtrait de la région.

    C'est exactement ce que les Israéliens voulaient depuis le départ. Et ils l'obtiendraient malgré leur échec sur le terrain - et malgré les innombrables crimes de guerre commis depuis le 12 juillet. Prend-on les Libanais pour des imbéciles ?...

    Le général et théoricien militaire prussien Carl von Clausewitz a dit un jour que lorsque la politique ne suffit plus, "la guerre est le prolongement de la politique par d'autres moyens". Avec leur projet de résolution, les agresseurs sionistes, leurs partenaires américains et tous leurs complices inversent tout simplement la formule. C'est maintenant la politique qui devrait voler au secours d'une guerre sans issue.

    Mais tout cela, il faut le craindre, n'est qu'un prétexte pour passer à la phase suivante de l'agression militaire.

  • 8 août 2006 : Incursion israélienne stoppée à Debel, à trois kilomètres de la frontière (deux tanks détruits, trois tsahalopards tués). Et la presse clonée continue de répéter mécaniquement les mêmes phrases sur les "10.000 soldats qui opèrent au Liban sud" et sur la "zone de sécurité de 6 à 8 ou 10 ou 20 km" - chaque matin la même chose depuis plus de deux semaines. A croire qu'il n'existe plus en France de journalistes en chair et en os, et que tous ces articles sont générés par un ordinateur central à Tel Aviv avant d'être imprimés automatiquement.

    Le gouvernement libanais aurait, paraît-il, donné son accord pour l'envoi de 15.000 soldats de l'armée régulière au Liban sud pour remplacer le Hezbollah après le départ des Israéliens. En supposant que cette nouvelle n'émane pas, elle aussi, de la même source israélienne, on se demande pourquoi Siniora - d'abord attentiste craintif, puis chef de gouvernement courageux, et enfin pleurnichard mal informé - n'envoie pas ces 15.000 hommes dès maintenant à la frontière sud pour défendre le Liban et épauler le Hezbollah dans sa lutte contre l'envahisseur. La politique politicienne libanaise ne renoncera sans doute jamais à ces volte-face quotidiennes. Même lorsque le pays crève sous les bombes, un politicien encravaté reste ce qu'il a toujours été. Avec un peu de chance, on peut lui faire confiance quelque temps, mais rien n'est moins sûr, et la prochaine trahison n'est pas loin. Pauvre Liban...

    Dans le sud, les tarés israéliens décrètent un "couvre-feu" - comme s'ils étaient déjà les maîtres du pays. Si quelqu'un a l'audace de leur désobéir, que vont-ils faire ?  Le tuer à coup de missiles ?  Ils ne font rien d'autre depuis le début. Que les gens soient dehors ou qu'ils restent chez eux, le "châtiment" est toujours le même : la peine de mort. L'impunité totale dont jouissent ces ignobles ordures sionistes commence à leur monter à la tête.

  • 9 août 2006 : Dans un article de Ha'aretz du 7 août, un certain Bradley Burston prétend qu'Israël est en train de perdre la Troisième Guerre mondiale ("Israel is losing World War III") - rien de moins. Et tout cela à cause du Hezb. Malgré tous les communiqués de victoire, certains n'en reviennent pas que cette petite organisation puisse leur tenir tête aussi longtemps. Les bombes ne servent à rien, se lamente Burston, 80 à 90 % des 2.500 combattants du Hezbollah sont encore en vie et continuent leurs tirs de katiouchas.

    Bien entendu, l'auteur de l'article écrit 2.500 comme il écrirait 1.000 ou 5.000 ou 10.000 ou 30.000. Il ne sait strictement rien sur les effectifs réels du Hezbollah et sur ses pertes. 10 ou 20 % de combattants tués sur 2.500, cela donne entre 250 et 500 morts, soit 5 ou 10 fois plus que les pertes militaires israéliennes avouées. Cela permet de se consoler en se disant qu'on est quand même les plus forts. Mais si l'on additionne les chiffres cités chaque jour par la presse, le Hezbollah devrait déjà avoir perdu la totalité de ses "2.500" combattants.

    En fait, la seule chose que les Israéliens savent avec certitude à propos de la résistance libanaise, c'est qu'ils ne savent rien. Et c'est bien là leur problème. Ils sont habitués à affronter des ennemis dont le comportement est prévisible. Avant de se lancer dans une campagne (militaire ou politique), les sionistes prennent bien soin d'affaiblir leur adversaire, de le discréditer par tous les moyens, de l'infiltrer, de le manipuler, de le désarmer (dans tous les sens du terme). C'est à cela que servent le Mossad et le lobby. Une fois rendu inoffensif, l'ennemi - que l'on présente néanmoins comme le plus grand danger qui soit - peut être vaincu dans ce qui sera décrit comme le combat du vaillant petit David israélien contre le monstrueux Goliath arabo-islamo-terroriste. Le vrai Goliath, en réalité, ce n'est pas ce Saddam Hussein exsangue ou ce Hamas rachitique, mais bien évidemment Israël (ou son exécutant américain). Mais comme toute la presse sionisée est là pour affirmer le contraire...

    Dans le cas du Hezbollah, cette tactique ne fonctionne pas et n'a jamais fonctionné. On a beau faire des pieds et des mains, impossible de noyauter l'organisation. Ils sont sur leurs gardes, ne font jamais confiance aux amis qui leur veulent du bien, aux journalistes bien intentionnés, aux sympathisants pleins de bonne volonté, aux professionnels de l'aide humanitaire. Ils se méfient des taupes et des sous-marins. Leur appareil de contre-espionnage est au moins aussi efficace que celui de Tel Aviv. Et ils ne se laissent pas acheter.

    Les accusations d'antisémitisme et autres reproches débiles dont les racistes israéliens inondent systématiquement leurs adversaires laissent le Hezbollah indifférent. Le parti chiite n'a rien contre les Juifs en général, mais seulement contre les Juifs oppresseurs, voleurs de terres et massacreurs d'enfants. Il sait parfaitement faire la distinction entre - d'un côté - un Sharon, un Olmert ou un Wolfowitz et - de l'autre - un Uri Avnery, un Israël Shamir, un Norman Finkelstein, un Paul Eisen ou les rabbins de Neturei Karta. Le Hezbollah ne se sent pas responsable du génocide nazi ; quand on lui reproche son "islamo-fascisme" ou qu'on lui lance à la tête les aventures du mufti de Jérusalem, il renvoie la balle aux calomniateurs judéo-nazis en leur rappelant Jabotinsky et la collaboration SS-Haganah. Mais tout cela, il faut bien l'avouer, ne passionne guère le monde arabe et islamique - ce sont des "arguments" plutôt destinés à paralyser les esprits en Europe et en Amérique.*

    * Même chose pour Les Protocoles des Sages de Sion dont tout le monde, en Occident, parle sur un ton horrifié, alors que personne ne les a lus car ils sont interdits par la censure. Même les sionistes les plus acharnés n'en ont jamais eu la moindre ligne sous les yeux, se contentant de réciter partout une leçon apprise par coeur. Beaucoup d'entre eux ne connaissent même pas le titre exact et disent "Le Protocole", comme s'il n'y en avait qu'un. Les responsables du Hezbollah, eux, ont lu ce texte et savent parfaitement qu'à l'exception de quelques passages datés (référence à des événements du 19ème siècle), le contenu est encore très actuel aujourd'hui. Bien souvent, les objectifs énoncés dans le pamphlet sont réalisés depuis longtemps.

    Voir ici ce qu'en disent deux personnalités juives antisionistes :
    Les Sages de Sion version 2002 (par le musicien israélien Gilad Atzmon)
    Les Sages de Sion et les Maîtres du Discours (par l'écrivain et journaliste Israël Shamir)

    Le Hezbollah, pour tout dire, se moque éperdument des méthodes du lobby : personne ne peut ruiner la carrière professionnelle d'un membre du Parti de Dieu ou léser ses intérêts financiers ou commerciaux. La procédure standard des maîtres chanteurs sionistes reste sans effet.

    Pas étonnant, dans ces conditions, que cette guerre atypique déclenchée contre un adversaire encore indemne ne se déroule pas comme prévu. Pas étonnant que les katiouchas continuent de pleuvoir après quatre semaines d'agression. Le Hezbollah poursuit ses tirs au nez et à la barbe de l'armée d'invasion. Les sionistes sont incapables de localiser les batteries (elles sont bien entendu mobiles). Comment pourraient-ils connaître le nombre de combattants ou le nombre de morts, ou l'emplacement des caches, ou les voies d'acheminement des armes et du matériel ?

    La propagande israélienne est pitoyable quand elle se débat dans ses mensonges et ses contradictions. Quand elle présente, comme elle vient de le faire, un prisonnier "Hezbollah" qu'elle dit coupable d'avoir participé à "l'enlèvement" de ses deux soldats. Et le gars a tout "avoué". Comment les Israéliens peuvent-ils être au courant de l'identité des hommes qui les ont "attaqués" le 12 juillet (lisez : qui ont répondu à leur provocation) et comment savent-ils, quatre semaines plus tard, où se trouve tel ou tel de ces "attaquants" ?  Phénomène paranormal ou influence divine ?  Qu'est-ce que Dieu attend pour leur dire où sont les lanceurs de roquettes ?

    Mais pour revenir à l'article de Bradley Burston, l'auteur a raison quand il écrit que pour le Hezbollah, le simple fait de survivre si longtemps à la puissance de feu d'Israël est déjà une victoire.

    Olmert et Peretz s'énervent. Pour la énième fois, ils annoncent une grande offensive terrestre - cette fois ce sera la bonne, disent-ils. Simultanément, selon le Times, le Hezb continue ses tirs de roquettes depuis des positions situées à quelques centaines de mètres à peine de la frontière israélienne (par exemple à Alma al Chaab, dans le sud-ouest, tout près de la côte). Apparemment, les bombardements incessants, les dévastations systématiques ne produisent toujours pas l'effet voulu.

    Plus aucune aide alimentaire ne peut être acheminée vers le sud. Les terroristes de Tel Aviv menacent d'attaquer les soldats de l'ONU si ceux-ci tentent de réparer les ponts détruits sur le Litani. Ailleurs, plus de vivres, plus d'eau potable, plus de médicaments, plus de courant électrique. La liste des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité de l'Etat judéo-fasciste s'allonge d'heure en heure, de minute en minute.

    Citation orwello-sioniste du jour (elle est du site pro-israélien DEBKAfile) : "Israël a adopté les principes américains d'éthique de combat, à savoir : importance accordée à la sauvegarde de la vie humaine et retenue dans toutes les actions pouvant causer des dommages civils."

  • 10 août 2006 : Les 40.000 réservistes israéliens massés à la frontière attendent leur tour d'aller au casse-pipe. Hassan Nasrallah les a avertis : "Le Liban sera votre cimetière." En l'espace de 24 heures, la promesse se réalise pour au moins 15 d'entre eux (selon les services de désinformation des ITF - Israel Terrorist Forces) ou pour 37 (si l'on en croit le Hezbollah). La vérité se situe probablement quelque part entre ces deux chiffres.

    Le plus drôle dans cette affaire, c'est que ces 15 ou 25 ou 37 tsahalopards ont perdu la vie tout près de la frontière, à Debel ou à Aïta al Chaab. Encore ce village, à la fois martyr et héroïque. Quoi qu'il arrive, on ne l'oubliera pas, c'est certain. Aïta al Chaab, c'est un peu Gleiwitz et Stalingrad réunis en un seul et même lieu - toutes proportions gardées, bien entendu.

    Une autre chose intéressante à propos d'Aïta al Chaab : un journal anglais à grand tirage, le Guardian, écrit pour la première fois sans ambages que la guerre a bien commencé par une provocation israélienne. Le journal rappelle aussi qu'après le retrait des troupes en 2000, les violations de l'espace aérien libanais n'ont jamais cessé. De quotidiens en 2001-2003, les survols supersoniques se sont un peu espacés ensuite, restant néanmoins "persistants" jusqu'en 2006.

    Comme promis par le Hezbollah, les katiouchas s'abattent à la fois sur les villes du nord d'Israël (entre-temps villes fantômes désertées par leurs habitants*) et sur les colonnes de blindés qui essaient de pénétrer en territoire libanais. Nasrallah, dans sa déclaration télévisée de la veille, a demandé à tous les habitants arabes de Haïfa de quitter la ville. Il est possible que des frappes plus substantielles soient en préparation. Les raffineries de pétrole vont-elles trinquer ?

    * Seuls les pauvres et les vieux sont restés sur place, ceux qui n'ont ni voiture, ni famille dans le centre ou le sud du pays, ni second passeport. Inutile de dire que l'Etat antisocial juif - beaucoup trop "pauvre" - n'a prévu aucune évacuation collective.

    Vingt-quatre heures à peine après avoir fièrement proclamé leur grande offensive terrestre, les grandes gueules de la clique de Tel Aviv annoncent une pause de deux ou trois jours "pour donner une chance à la diplomatie" - pas pour ramasser les morts et les blessés, mais non, mais non... Personne ne sait au juste à combien correspondent "deux ou trois jours" israéliens. A deux ou trois heures, peut-être - ce délai devrait être suffisant pour permettre aux 40.000 tsahalos de changer de caleçon après le choc qu'ils viennent de subir.

    On ignore ce que va faire "la diplomatie", l'ONU notamment. Son secrétaire général Kofi "Oncle Tom" Annan, qui est ghanéen, va peut-être brandir un drapeau israélien comme l'avait fait un de ses compatriotes, footballeur de l'équipe nationale, après sa victoire contre les Tchèques en Coupe du monde. Sûr que notre brave esclave noir ne demanderait même pas d'argent pour faire ce plaisir aux sionistes. Il suffirait qu'ils lui promettent de ne plus l'insulter et ne plus tuer ses Casques bleus pendant "deux ou trois jours".

    On ne peut pas dire que les médias sionisés ne font pas tout leur possible pour enjoliver les "succès" de leurs inspirateurs. L'AFP écrit que "les colonnes israéliennes ont progressé de sept kilomètres en territoire libanais et sont parvenues aux portes de Khiam", et aussi qu'elles ont "pris le contrôle de la ville de Marjayoun, à 10 km au nord-ouest de Khiam". On ignore si les colonnes de l'armée terroriste juive ont bien fait ce qu'on leur attribue, mais une chose est certaine : la cinquième colonne (celle qui contrôle l'AFP et le reste) a fait son boulot en suggérant que ses idoles ont pénétré de 7 + 10 = 17 km en territoire libanais. Un coup d'oeil sur la
    carte montre que Khiam est à 4 km de la frontière et Marjayoun (3 km plus loin) à 7 km . Et les prochains jours diront qui "contrôle" quoi...

    Les prochains jours ou les prochaines heures : à peine a-t-on lu la dépêche de l'AFP, que Le Monde annonce déjà que l'armée israélienne a dû se retirer de Marjayoun. Et les combats font rage à quelques mètres de la frontière, ajoute le correspondant du Times à Metulla, ville israélienne de l'extrême-nord, à deux pas de Kfar Kila. Les deux journaux font état de lourdes pertes israéliennes, mais sans donner de details (la censure militaire veille). Combien de tsahalopards morts aujourd'hui pour "libérer leurs deux camarades prisonniers depuis le 12 juillet" ? Encore une quinzaine ou plus ?... Et combien de chars Merkava "indestructibles" détruits ?... Le Hezbollah, le Hezb est là, plus que jamais, et ses missiles antichars* font des ravages. Ses katiouchas aussi.

    * "Ils utilisent des RPG 29 fabriqués en Russie pour détruire nos tanks", s'est plaint le criminel de guerre israélien Amir Peretz. Il n'a qu'à bombarder Moscou. Ça sortira peut-être Poutine de sa léthargie.

    Pour détourner un peu l'attention des crimes israéliens et des difficultés sur le terrain, les maîtres du monde nous présentent, depuis Londres, leur nouveau spectacle dont le scénario est inspiré d'une vieille comptine anglaise ("Sur la route de Chatham, j'ai vu un homme avec sept femmes. Chaque femme avait sept sacs, chaque sac contenait sept chats, chaque chat avait sept chatons. Chatons, chats, sacs et femmes, combien cheminaient vers Chatham ?..."). Mais là, nous avons 20 "terroristes" (comme le 11 septembre : 19 + Moussaoui), 20 avions, 20 bombes et 20 arrestations. Bombes, avions, terroristes, arrestations, combien de millions de gens prenez-vous pour des cons ?...

    C'est l'Israélien Michael Chertoff, chef de la Homeland "Security" des Etats-Unis, qui nous annonce que nous avons affaire à un complot d'Al-Qaïda. Ils sont vraiment bien organisés, ces terroristes. Depuis leur caverne afghane, où ils s'éclairent à la lampe à huile, ils coordonnent les actions du Hezbollah (qui veut rejeter à la mer les survivants d'Auschwitz) et préparent, en parallèle, les attentats du siècle à l'aide d'un explosif révolutionnaire, indétectable, fait de dentifrice, de lotion après-rasage et de Seven-Up. Dieu merci, Scotland Yard et Chertoff viennent de déjouer les attentats. Pour le Hezb, ça risque de durer un petit peu plus longtemps, mais tous les espoirs sont permis.

  • 11 août 2006 : Alors que le "nettoyage" du Liban sud tarde à venir, les Israéliens sont de plus en plus nombreux à exprimer leur déception. La litanie du Litani s'accompagne déjà d'effets pervers (pour les sionistes). Des responsables militaires de la mésaventure sud-libanaise auraient été limogés. On parle même de putsch - qui sait ?... Toujours est-il que le fauteuil du Premier ministre est de plus en plus bancal. Si les généraux avaient mieux sous la main, Olmert aurait été remercié depuis longtemps. On devrait peut-être essayer de ranimer Sharogne ou de le rafistoler façon Robocop (pour le mode d'emploi, prière de s'adresser aux potes d'Hollywood).



    Le Liban de 1920 à 2005

    • 1920 : Vainqueurs de la Première Guerre mondiale, la France et la Grande-Bretagne se partagent le Proche-Orient, jusqu'alors partie intégrante de l'Empire ottoman vaincu. La France reçoit de la Société des Nations le "mandat" sur la Syrie (dont fait partie le Grand Liban).

    • 1922 : La France détache le Grand Liban de la Syrie. Ce territoire, que domine la bourgeoisie chrétienne maronite, a des "liens privilégiés" avec la France depuis le 19ème siècle, comme en témoigne son nouveau drapeau.

    • 1926 : Le Grand Liban devient la "République libanaise" et conserve son beau drapeau. Le pays restera dans le giron français jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

    • 1941 : Après la défaite de la France en mai 1940, troupes britanniques et forces françaises libres occupent le Liban ; violents combats contre les "troupes françaises du Levant" fidèles au traître Pétain.

    • 1943 : Le 22 novembre, l'indépendance est proclamée. C'est un compromis entre le maintien du "protectorat" français, souhaité par les chrétiens, et le rattachement à la Syrie, voulu par les musulmans.

    • 1946 : Retrait des troupes étrangères.

    • 1958 : En juillet, l'armée américaine intervient à Beyrouth pour porter secours au président chrétien Camille Chamoun et empêcher l'adhésion du Liban à la République Arabe Unie nouvellement fondée par la Syrie et l'Egypte.

    • 1967 : Après la défaite arabe dans la guerre des six jours<font face="Times New R

  • Heure ALGERIE





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    Pseudo: ADEL KHEBBABCatégorie: ScienceDescription:
    Science, politique internationale, environnement, histoire et énigmes et bien d'autres choses. J'éspère que tout le monde trouvera son sompte ici. Dédié à mon cousin et ami MEHDI (ZZEH), mes amis TAREK (le ptit) et WALID (formagea)
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