Lundi 24 Avril 2006
Population : 816.000 habitants (?)

Communes de Constantine : 12 - (Code Wilaya : 25)Ain Abid, Ain Kerma, Ain Smara, Beni Hamiden, Constantine, Didouche Mourad, El Haria, El Khroub, Hamma Bouziane, Ibn Ziad, Ouled Rahmoune, Zighoud Youcef.

Les autres "Constantine" dans le Monde

Monument aux morts

La Pyramide avec le Coudiat à gauche et la rue Rohault de Fleury

Constantine est la ville des ponts, elle a été construite sur un rocher de plus de 600 mètres d'altitude, entourée de profonds ravins, traversée par le Rhumel, tout ceci a donné à la ville sa puissance de citadelle.

Une vue saisissante est offerte depuis la route de Skikda avant d'arriver en ville. Sortant d'une forêt de pins et d'Eucalyptus - le visiteur découvre soudain une haute et longue barrière calcaire, fendue par un coup de sabre. Deux possibilités :

1/Suivre la nationale qui, taillée dans le roc, s'insère à l'intérieur du ravin et, sous le nom du chemin de la Corniche passe sous un premier pont suspendu, traverse plusieurs tunnels et atteint le pont de pierre d'El-Kantara.

2/Prendre à droite de la Nationale, passer au pied du rocher haut de 200 m, d'où le Rhumel s'échappe en bondissant : le pont des Chutes dominé par un arc naturel. On arrive à la ville à travers les quartiers populaires étagés jusqu'à la place des Martyrs.

Gorges du Rhummel et Pont suspendu

Les ponts sont plutôt des stèles à la mémoire des "bagnards" de la Casbah, qui en furent les artisans et la main-d'oeuvre. On fredonnera longtemps à leur mémoire le refrain tragique de `Ya El Menfi' (exilé)... vers Cayenne, Madagascar ou la Nouvelle-Calédonie.
La nécessité de construire des ponts afin de franchir les obstacles naturels de Constantine s'avérait vitale.

1-Le pont d'El-Kantara avait permis l'échange avec le Nord à travers la route de Skikda vers les régions de Jijel et Béjaïa. Il fut construit en 1792 par Salah Bey sur les ruines du pont romain. Le 18 mars 1857, il s'effondra après le passage d'un détachement d'infanterie de l'armée française. Sa réédification a duré trois ans.

Photo prise dans le livre de Catherine et Bernard Desjeux "Visages de l'Algérie"aux Editions Hatier
Photo prise dans le livre de Catherine et Bernard Desjeux
"Visages de l'Algérie"aux Editions Hatier

2-Le pont de Sidi Rached est une oeuvre grandiose de 447 mètres de long, reposant sur 27 arches dont 13 ont 8,80 mètres d'ouverture, une 30 mètres et une autre 70 mètres enjambant le profond ravin. La largeur du plancher est de 12 mètres comportant deux trottoirs. Ces caractéristiques en font l'un des plus beaux ponts au monde. Sa construction lancée en 1908 avait duré quatre ans. Cet immense viaduc de pierre ouvre le centre de la ville à la gare et à l'axe routier du Sud-Est : El Khroub-Batna-Biskra.


3-Le pont suspendu de Sidi M'cid, le plus élevé de tous, est la réalisation la plus audacieuse. Il fait, sur une longueur de 164 mètres et 5,70 mètres de largeur, la jonction entre les deux parois rocheuses du Rhumel qui se trouve à 175 mètres de profondeur. Ce pont relie la partie haute du rocher aux hauteurs qui dominent la verdoyante vallée de Hamma. L'idée de sa construction est venue après l'ouverture en 1876, de l'hôpital et, pour s'y rendre jadis, les Constantinois devaient faire un long détour par El-Kantara. Ce pont autorise une charge de 17 tonnes.


CIRTA
Constantine fut édifiée environ 3000 ans avant J.C., les Numides étaient les véritables habitants. On conserve les Grottes des Ours et du Mouflon dont la majorité du mobilier archéologique se trouve actuellement au musée de Cirta.

Massinissa était roi de Numidie, il fit de Cirta (Constantine à l'époque) la capitale de son royaume. Cirta connut rapidement un essor économique extraordinaire. Cet essor fut favorisé par la position géographique même de la ville.
La ville fut prise par les romains, et reçue le nom de Constantine en hommage à l'empereur romain Constantin.
L'arrivée de la civilisation musulmane donna à la ville une autre dimension, à savoir une dimension culturelle, scientifique et religieuse.
La ville fut conquise par les francais en 1837, après deux sièges (le premier ayant été en 1836, s'est soldé par la défaite de l'armée francaise). Elle connut une autre étape de son histoire tumultueuse.

Constantine garde en elle les traces de toutes les civilisations qu'elle a connu :

  • De la civilisation numide, le visiteur trouvera le tombeau de Massinissa au Khroub à 16 km du centre ville, ou encore les ruines d'un fort militaire Tidis se trouvant à trente kilomètres de la ville.
  • De la civilisation romaine, la statue de Constantin devant la gare de chemin de fer au centre ville (à Bab El Kantara), ou encore le viaduc qui se trouve à la lisière de la ville sur le chemin de l'aéroport international (Mohamed Boudiaf) de la ville.
  • De la civilisation Arabo-Musulmane, la vieille ville qui est en soi un joyau architectural. De la civilisation turque, le palais du Bey.
  • De la civilisation francaise, la ville européenne.
    1. Site Naturel : Lac à Djebel El Ouahch
    2. Palais du Bey : Ce palais est la trace vivante de la civilisation Ottomane. Sa construction fut entreprise en 1927. Inauguré en 1835 et ne tarda pas à être occupé par l'armée française et visité par Napoléon III.
    3. Tidis A 30 km de Constantine : un merveilleux site étagé s'offre au regard, implanté sur un ensemble de rochers durs de grande hauteur. Le site avait existé avant la conquête romaine.
    4. Le monument aux morts : C'est un magnifique arc de triomphe, élevé à la mémoire des soldats morts durant la première guerre mondiale. Il est la replique de celui de Trajan qui s'élève au milieu des ruines romaines de Timgad
    5. La grande mosquée : Selon les écritures trouvées sur son minaret, elle est l'oeuvre de l'Etat Ziride en l'an 1136. Depuis lors elle garde la même vocation, à savoir la prière et la fatwa.
 

Constantine est amoureuse de tout ce mélange culturel et civilisationnel. Elle rassemble tout son patrimoine culturel dans un musée situé sur le plateau du Coudiat. Ce musée est à visiter. Constantine est fière aussi de ses ponts.


 

mardi, 03-Aoû-2004 21:55



Bâtie sur la cime du rocher, en haut des gorges du Rummel, Constantine est une ville majestueuse. Large creuset de l'histoire profonde de l'Algérie, elle est le véritable témoin de toutes les civilisations arabo-musulmane, africaine et méditerranéenne. Ces forteresses antiques, naturelles, sise au Nord-Est du pays, est, depuis 2500 ans, un vieux site d'implantation humaine. Au long des siècles, elle s'est donnée une histoire fabuleuse dont les richesses archéologiques, ethno-anthropologiques et socioculturelles font d'elle une œuvre humaine exceptionnelle. Marquée par les empreintes des invasions, conquêtes et occupations de plusieurs règnes d'origines diverses, Constantine se fera respecter grâce à sa forte et longue résistance.
    Capitale de la Numidie sous la dynastie des Massyles, de son nom antique Cirta, elle se fera commander durant 157 ans par Syphax, Massinissa, Micipsa et Jugurtha.
    46av/JC : conquête par Jules César en 46 av/jc, elle portera le nom de Constantin Le Grand, lors de sa reconstruction en 311 ap/jc, et s'appela Constantine.
    Elle succomba aux invasions des vandales (V° siècle) puis des byzantins (VI° siècle) auxquelles la décadence de l'Empire romain ouvrit la voie.
    674 ap/JC : conquête musulmane en 674 ap/jc ; dirigée par Abou Mouhadjar Dinar ; Constantine lia son histoire à celles des dynasties gouvernantes : Aghlabides, Fatimides, Ziride, Hammadide, Hafside.
    Elle devint, avec l'occupation turque en 1522 (Empire ottoman) la capitale du Beylek de l'Est où se succéderont sur le trône une quarantaine de beys. Leur administration a influé sur le mode de vie de la population, a réalisé l'édification de monuments encore existants : demeures familiales, pont de Bab el Kantara (en 1712 ), le Palais du Bey Ahmed (en 1827).
    • Elle demeura capitale de l'Est algérien, durant la colonisation française qui en fit la conquête en 1837, malgré le farouche résistance de la ville. Constantine entra dans une autre ère de son histoire. A cette époque, elle assista à la naissance d'un autre paysage que dominent le cachet et le style européen. Construction d'édifices nouveaux et de ponts impressionnants (Sidi Rached et Sidi M'cid) inaugurés en 1912.
    • En 1962 avec l'indépendance du pays, Constantine sauvegarde son titre de capitale de l'Est du pays. Le statut de capitale lui est reconnu pour différentes raisons : Son histoire profonde riche en enseignements et en vestiges, permit à cette ville - Joyau d'être classée patrimoine national en 1992. Son site geo-stratégique la place au Nord de l'Afrique, au cœur du Maghreb, et au centre du Bassin Méditerranéen. Ses richesses naturelles, font d'elle une zone forte en industrie, en agriculture, et en artisanat. Sa double vocation culturelle et scientifique lui confère le titre de " Ville de la science et de la culture ".
    • A juste titre, Constantine se distingue par la présence de deux grandes universités :
      1. La Mosquée et l'Université des Sciences Islamiques (Emir Abdelkader) monument grandiose de style arabo-musulman inauguré en 1994, cette institution à vocation théologique scientifique a été inauguré en Septembre 1984, son objectif est l'enseignement des sciences religieuses. Mosquée Emir Abdelkader 1970-1984
        1. L'Université Mentouri créée en 1969 est considérée aujourd'hui comme l'une des plus grandes universités africaines et arabes. Elle jouit d'une architecture moderne tournée vers le futur.
          Bâtie selon les plans de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer.
          Université de Constantine

Cette mosaïque représentant le Triomphe de Neptune et de son épouse, Amphitrite, vient de Constantine, en Algérie, et se trouve aujourd'hui au Musée de Louvre à Paris.


Triomphe de Neptune
et d'Amphitrite

 

Dans la partie supérieure, le couple divin est debout sur un char tiré par quatre chevaux marins ;

  • Neptune,
  • Amphitrite,
  • Deux putti, nus et ailés soutiennent au-dessus du couple un grand voile rouge
  • Le char est jaune.
  • Les quatre chevaux marins, à la robe gris -bleu, sortent de l'eau cabrés, en hennissant ; les deux du centre sont tournés vers l'intérieur, les deux autres vers l'extérieur,

Cette mosaïque a été trouvée à Constantine en 1842 sur la colline de Koudiat Ati, dans les restes de ce qui pourrait être une grande villa, dans un oecus. Elle date du 1er quart du IVe s. La mosaïque entière fait 8 x 36 x 7,14 m. Pour le fond, on compte 225 cubes. Elle est aujourd'hui au Musée du Louvre. Les mosaïques, déposées et transportées en France par Delamare en 1845, furent offertes par le colonel Noël à Louis-Philippe qui en fit don au Musée Royal. Elles sont entrées au Louvre en 1845. La partie figurée fut restaurée et exposée dans la galerie des Antiquités africaines, puis dans le "Musée Africain" du Louvre. Elle est exposée dans la salle des mosaïques. Le reste du pavement est en réserve. Assez bon état de conservation malgré des restaurations dans le détail. La mosaïque a été repolie.


Guy de Maupassant : Constantine

Puis on traverse, jusqu'à Constantine, d'interminables plaines. Les bouquets de verdure, de place en place, les font ressembler à une table de sapin sur laquelle on aurait éparpillé des arbres de Nuremberg. Et voici Constantine, la cité phénomène, Constantine l'étrange, gardée, comme par un serpent qui se roulerait à ses pieds, par le Roumel, le fantastique Roumel, fleuve de poème qu'on croirait rêvé par Dante, fleuve d'enfer coulant au fond d'un abîme rouge comme si les flammes éternelles l'avaient brûlé. Il fait une île de sa ville, ce fleuve jaloux et surprenant ; il l'entoure d'un gouffre terrible et tortueux, aux rocs éclatants et bizarres, aux murailles droites et dentelées. La cité, disent les Arabes, a l'air d'un burnous étendu. Ils l'appellent Belad-el-Haoua, la cité de l'air, la cité du ravin, la cité des passions. Elle domine des vallées admirables pleines de ruines romaines, d'aqueducs aux arcades géantes, pleines aussi d'une merveilleuse végétation. Elle est dominée par les hauteurs de Mansoura et de Sidi-Meçid. Elle apparaît debout sur son roc, gardée par son fleuve, comme une reine. Un vieux dicton la glorifie : "Bénissez, dit-il à ses habitants, la mémoire de vos aïeux qui ont construit votre ville sur un roc. Les corbeaux fientent ordinairement sur les gens, tandis que vous fientez sur les corbeaux."

Les rues populeuses sont plus agitées que celles d'Alger, grouillantes de vie, traversées sans cesse par les êtres les plus divers, par des Arabes, des Kabyles, des Biskris, des Mzabis, des nègres, des Mauresques voilées, des spahis rouges, des turcos bleus, des kadis graves, des officiers reluisants. Et les marchands poussent devant eux des ânes, ces petits bourricots d'Afrique hauts comme des chiens, des chevaux, des chameaux lents et majestueux. Salut aux juives. Elles sont ici d'une beauté superbe, sévère et charmante. Elles passent drapées plutôt qu'habillées, drapées en des étoffes éclatantes, avec une incomparable science des effets, des nuances, de ce qu'il faut pour les rendre belles. Elles vont, les bras nus depuis l'épaule, des bras de statues qu'elles exposent hardiment au soleil ainsi que leur calme visage aux lignes pures et droites. Et le soleil semble impuissant à mordre cette chair polie.

Mais la gaieté de Constantine, c'est le peuple mignon des petites filles, des toutes petites. Attifées comme pour une fête costumée, vêtues de robes traînantes de soie bleue ou rouge, portant sur la tête de longs voiles d'or ou d'argent, les sourcils peints, allongés comme un arc au-dessus des deux yeux, les ongles teints, les joues et le front parfois tatoués d'une étoile, le regard hardi et déjà provocant, attentives aux admirations, elles trottinent, donnant la main à quelque grand Arabe, leur serviteur. On dirait quelque nation de conte de fée, une nation de petites femmes galantes ; car elles ont l'air femme, ces fillettes, femmes par leur toilette, par leur coquetterie éveillée déjà, par les apprêts de leur visage. Elles appellent de l'oeil, comme les grandes ; elles sont charmantes, inquiétantes, et irritantes comme des monstres adorables. On dirait un pensionnat de courtisanes de dix ans de la graine d'amour qui vient d'éclore.

Mais nous voici devant le palais d'Hadj-Ahmed, un des plus complets échantillons de l'architecture arabe, dit-on. Tous les voyageurs l'ont célébré, l'ont comparé aux habitations des Mille et Une Nuits. Il n'aurait rien de remarquable si les jardins intérieurs ne lui donnaient un caractère oriental fort joli. Il faudrait un volume pour raconter les férocités, les dilapidations, toutes les infamies de celui qui l'a construit avec les matériaux précieux enlevés, arrachés aux riches demeures de la ville et des environs. Le quartier arabe de Constantine tient une moitié de la cité. Les rues en pente, plus emmêlées, plus étroites encore que celles d'Alger, vont jusqu'au bord du gouffre, où coule l'Oued-Roumel. Huit ponts jadis traversaient ce précipice. Six de ces ponts sont en ruine aujourd'hui. Un seul, d'origine romaine, nous donne encore une idée de ce qu'il fut.

Le Roumel, de place en place, disparaît sous des arches colossales qu'il a creusées lui-même. Sur l'une d'elles, fut bâti le pont. La voûte naturelle où passe le fleuve est élevée de quarante et un mètres, son épaisseur est de dix-huit mètres ; les fondations de la construction romaine sont donc à cinquante-neuf mètres au-dessus de l'eau ; et le pont avait lui-même deux étages, deux rangées d'arches superposées sur l'arche géante de la nature. Aujourd'hui, un pont en fer, d'une seule arche, donne entrée dans Constantine.

Mais il faut partir, et gagner Bône, jolie ville blanche qui rappelle celles des côtes de France sur la Méditerranée. Le Kléber chauffe le long du quai. Il est six heures. Le soleil s'enfonce, là-bas, derrière le désert, quand le paquebot se met en marche. Et je reste jusqu'à la nuit sur le pont, les yeux tournés vers la terre qui disparaît dans un nuage empourpré, dans l'apothéose du couchant, dans une cendre d'or rose semée sur le grand manteau d'azur du ciel tranquille.


Photo prise dans le livre de Catherine et Bernard Desjeux "Visages de l'Algérie"aux Editions Hatier
Ces allées relient l'Avenue Aouati Mostéfa (rue de Sétif) à la Pyramide (qui mène au Coudiat et à St-Jean etc.....)
A droite des allées se trouvent des escaliers pour les plus pressés

(Photo prise dans le livre de Catherine et Bernard Desjeux "Visages de l'Algérie"aux Editions Hatier)


 

Les Constantinois célèbres :

Paul Amar (journaliste)
Djamel Bouras
Malek Hadded
Hassiba Boulmerka (Ch.1500 m)
Md-Tahar Fergani (chanteur)
Enrico Macias (chanteur)

Kateb Yacine - 1 - (écrivain) & - 2

Smain (comique)
Benjamin Stora (Historien)
Alphonse Laveran (médecin)

publié par ADEL KHEBBAB dans: MONDE

Heure ALGERIE





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Pseudo: ADEL KHEBBABCatégorie: ScienceDescription:
Science, politique internationale, environnement, histoire et énigmes et bien d'autres choses. J'éspère que tout le monde trouvera son sompte ici. Dédié à mon cousin et ami MEHDI (ZZEH), mes amis TAREK (le ptit) et WALID (formagea)
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