Bassorah
Le 20 septembre 2005, à Bassorah, deux terroristes des "forces spéciales" britanniques déguisés en Arabes, se font prendre la main dans le sac par la police irakienne collabo alors qu'ils s'apprêtaient à commettre des "attentats islamistes" pour le compte du "réseau Al-Qaïda". Les harkis à 60 dollars par mois ont beau avoir l'échine très souple, ils n'apprécient pas que leurs employeurs se livrent à ce genre d'activité. Ils s'emparent donc des salopards - non sans que ceux-ci aient réussi auparavant à tuer deux des flics venus les arrêter.
Les British bastards se retrouvent en prison. On peut se demander pourquoi on ne les a pas purement et simplement lynchés ; sans doute n'a-t-on pas osé. Toujours est-il que les envahisseurs trouvent inadmissible que de vulgaires flics locaux se permettent de boucler ainsi les héroïques mercenaires de "Sa Majesté". L'armée anglaise s'empresse donc de lancer une attaque en règle contre la prison, mobilisant pour cela tous les chars et hélicoptères disponibles.
Les habitants de Bassorah ne restent pas les bras croisés. Donnant libre cours à leur colère, ils incendient un des chars anglais avec ses occupants.
Finalement, les deux terroristes sont "libérés"... et avec eux - ce qui n'était pas prévu - 150 prisonniers irakiens.
Pour donner le change, Tony Blair accuse l'Iran d'être à l'origine de l'incident : une "explication" vraiment très originale... La population britannique, elle, est toujours plus nombreuse à réclamer le retrait des troupes d'Irak. En tout cas, cet épisode met à mal la légende d'un Sud-Irak "pacifique" et d'une occupation anglaise "sans histoires". On imagine ce que pourrait être la situation si la hiérarchie chiite acceptait enfin de mobiliser ses partisans.
Toujours le 20 septembre, comme pour saluer le réveil de Bassorah, la résistance patriotique liquide neuf militaires américains à Bagdad et dans le nord du pays. Rumsfeld attend impatiemment le prochain cyclone...
publié par ADEL KHEBBAB dans: POLITIQUE INTERNATIONALE

